Surf Trip

Puerto Escondido

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“J’ai été plutôt surpris du calme régnant en front de mer, mis à part les tubes de zicatela cognant le banc de sable sans répit”

“I was surprise by how calm is the seaside, beside Zicatela’s barrels smashing the sand bank endlessly”

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“Pendant que je parlais avec un
photographe brésilien, un des rookie de sa team s’entrainant pour le contest a
dropé LA bombe de la journée et s’est mis un énorme barrel sans pouvoir ressortir
malgré sa prise de vitesse impressionnante.”

“saw one of the Brazilian rookie who was training for the comps
dropping a double overhead bomb, going inside a huge cavern and not
coming out despite the speed he had […] was trying
really hard by dropping in every series wave even the close out.”

 

Mercredi dernier, je suis arrivé assez tard à la maison qui se trouve pour le moment à Mexico City, après avoir fêté le week end avec quelques amis, dont Canek, un Mexicain rencontré ce soir-là. Il habite en Baja California et vous le retrouverez sûrement dans le prochain volume de mes aventures.

Depuis mon arrivée,je n’ai eu cesse de penser à mon voyage sur la côte pacifique. Après avoir passé presque une année à surfer au minimum une fois par semaine, passer un mois sans voir la mer s’apparentait à une véritable torture. J’allais me rendre sur la côte sans aucun doute, mais je n’avais encore  aucune idée de la manière ou de l’endroit.

J’ai repris mes bonnes habitudes françaises et j’ai cherché un Co-voiturage sur Blablacar, qui par chance existe depuis peu au Mexique ! En effet, les bus tant vantés par mes compatriotes sont sécures, confortables et pratiques mais aussi hors de prix  (70 euros l’aller Df-Puerto Escondido).  J’ai repéré un co-voiturage au départ de Barranca del Muerto,au sud-ouest de la ville. Je décide de jouer avec la chance ( en espérant que ma bourse mexicaine soit arrivée) et d’attendre le lendemain matin pour joindre le conducteur du co-voit du nom d’Alberto .

Le lendemain, sur le pied de guerre à 6h du matin, je contacte Alberto, puis me rends à la banque. Je suis agréablement surpris de l’efficacité de la SEP concernant le paiement des bourses puisque nos collègues des années précédentes semblaient avoir eu à patienter un bon bout de temps avant de la recevoir.

A ce moment même, mon esprit s’était déjà échappé du capharnaüm de la ville et se reposait confortablement dans un hamac avec une noix de coco dans la main après une bonne session de surf…

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Quelques heures plus tard, nous voici en chemin en direction d’Acapulco, première étape de notre périple vers Puerto Escondido. Alberto (Beto) est très sympa et au bout de quelques dizaines de minutes, une amitié semble déjà s’être créée. La question du logement est instantanément réglée  puisque Beto est propriétaire d’une tente, accessoire indispensable à tout trip à faible coût (en l’absence de van bien sûr)… Nous décidons donc de poursuivre cette aventure conjointement. (Dans la plupart des cas, en demandant gentiment autour de vous vous trouverez un endroit ou planter la tente pour une cinquantaine de pesos la nuit, sur une terrasse de restaurant ou chez l’habitant. Cela permet d’éviter le camping sauvage, fortement déconseillé dans ces régions pour des raisons de sécurité évidentes).

A la moitié du voyage, nous nous sommes arrêtés à Acapulco, pour manger, nous reposer et avoir un aperçu de l’endroit : mauvaise idée étant donné les embouteillages par 36° et le prix du tunnel (100 pesos) permettant de se rendre de la partie « ville mexicaine » à la zone hôtelière.J’ai tout de même pu apprécier un filet de poisson plus que sec avec une vue plutôt agréable sur la baie d’Acapulco…

La route en Acapulco et Puerto Escondido n’a absolument rien à voir avec l’autoroute hors de prix entre Mexico City et Acapulco. Elle s’apparente plus à une nationale semée d’embûches et de dangers non-signalés. La chose la plus commune (que l’on retrouve apparemment sur toutes les routes du  Mexique), le ralentisseur : « tope » qui se prononce souvent « ¡¡¡Toooooppeeee !!! »… L’absence de signalisation comme de marquage au sol, contraint souvent les copilotes  à porter une attention particulière à la route et les  automobilistes à écraser la pédale de freins pour ne pas finir dans le décor, au pire, au mieux flinguer ses amortisseurs. La conduite de nuit peut parfois s’apparenter à une partie de Mario Kart sans visibilité… L’oscar du meilleur tope revient à un tope particulièrement conséquent, situé à l’entrée d’un pont surplombant un fleuve pas très rassurant…Mis à part ça, la “carretera” vous propose un panel de surprises en tous genres : trous, réfections de routes non signalée, mecs bourrés, « pendejos » conduisant à contre sens, animaux… J’en passe et des meilleures.

Nous sommes finalement arrivés à Puerto Escondido sains et saufs et, après un orden de tacos bien mérité, nous nous sommes mis en quête d’un endroit où passer la nuit. J’ai été plutôt surpris du calme régnant en front de mer (mis à part les tubes de Zicatela cognant le banc de sable sans répit ). Après avoir marché quelques centaines de mètres sur la plage de Zicatela, nous avons trouvé une terrasse de restaurant pour 50 pesos avec une vue imprenable sur le line up.

Le matin suivant, j’ai été réveillé à 6h30 par le bruit des vagues et, plus tard, plutôt impressionné par leur puissance et leur rapidité. A ce moment-là je n’avais pas encore chopé de planche.  La seule solution qui s’offrait à moi était de surfer une vieille Al Merrick réparée de tous les côtés  sans wax ni leash (tous les surfs shops étaient fermés à cette heure-ci), que Cypriano le patron du restaurant proposait de me louer pour 100 pesos de l’heure ( ce qui n’est vraiment pas donné). Après avoir regardé les vagues pendant un petit moment, j’ai gentiment refusé l’offre de Cypriano et je m’en suis allé avec mon appareil photo pour essayer de capturer des images du dernier swell conséquent de la saison. En voici quelques images:

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Le premier de la journée à sortir en boitant. 

The first one of the day to come out of the water limping.

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Après un bon shooting et un bon petit déjeuner (l’un des meilleurs depuis mon arrivée au Mexique), je me suis mis en quête d’une planche pour pouvoir aller surfer l’après-midi.  J’ai fait à peu près tous les surfshops de la promenade maritime et j’ai retenu quelques boards que je considérais comme de bonnes occasions. Presque toutes les planches entre 1500 et 2000 pesos sont des planches cassées et réparées. La vague de Zicatela casse tant de planche qu’ils sont devenus experts en réparation et il est parfois difficile de voir que la planche a été réparée. Certains essaient de vendre des planches cassées pour des planches neuves… Attention donc à ne pas trop se fier aux vendeurs de planches.

J’ai opté pour une 6.0 bien lourde avec la réparation pour pouvoir surfer Zicatela le lendemain, dans l’ idée de la changer contre une 5.9 dès que nous allions quitter Puerto Escondido.

Dans l’après-midi, le vent rend Zicatela presque insurfable  sauf pour les kamikazes ou  John John Florence puisque le line up se transforme en un énorme close-out. J’ai donc décidé d’aller tester le spot le plus proche : Punta Zicatela, la pointe de la baie. Dans l’après-midi, le swell avait déjà beaucoup baissé et le spot s’est retrouvé bondé. De plus l’endroit où l’on a le plus de chance d’attraper une vague est « réservé » aux locaux qui le font comprendre dès l’arrivée sur le spot.  La vague commence à déferler sur un premier rocher submergé et vient frapper le second,  où nous étrangers sommes autorisés à surfer… le problème est qu’il y a toujours un local sur la vague avant qu’elle ne vienne frapper le second rocher… Résultat, trois heures dans l’eau et très peu de vagues…

Après la session j’ai rejoint mon ami Beto qui avait déjà fini sa première leçon de surf puis je suis retourné à notre campement rejoindre Luis, le serveur-musicien de  cinquante et quelques années,  et nous y nous avons partagé une « caguama » ou bière de 1,2 litre, d’après le nom de la tortue géante caguama. Je l’ai ensuite accompagné jusqu’à sa maison, sur une colline à quelque 500 mètres de la plage.  Pour y accéder, il faut emprunter un chemin un peu chaotique avec de la terre et des rochers… Sa maison est tout ce qu’il y a de plus simple : une pièce, un matelas, un kit sono et quelques instruments de musique.  Il est vrai que quand on vie  à côté de la plage à Oaxaca où il fait plus de trente degrés tout au long de l’année, on n’a pas besoin de grand-chose.

Sur le chemin pour arriver chez Luis, je fais la connaissance de son voisin muet qui nous accompagne. Nous parlons de tout avec Luis et j’essaye de communiquer avec son amis, ce qui s’avère être une tâche très compliquée.  Nous partageons un « toke » et Luis m’apprends à jouer avec des maracas cassées. Puis nous regardons le match Mexico-Salvador sur un mini transistor qui lui sert de télé.

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L’ami Luis en pause sur son lieu de travail.

The friend Luis having a break at his work place.

Après cette soirée très enrichissante je décide d’aller me coucher pour être d’attaque afin d’aller surfer Zicatela le plus tôt possible.
Levé à 6h30, je me prépare pour la session, ce n’est pas énorme mais je garde tout de même une certaine appréhension et une grande excitation à l’idée de prendre mes premières vraies vagues dans le pacifique. En effet,  malgré le swell inconsistant, la rapidité de la vague, les séries qui grossissent d’un coup et le peu d’eau dans la zone d’impact apportent leurs lots de surprises…

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J’ai réussi à prendre cinq ou six vagues, dont deux barrels qui fermaient puis je suis sorti de l’eau plutôt content que ma planche et mon corps soient en un seul morceau.

Pendant que je parlais avec un photographe brésilien, un des rookie de sa team s’entrainant pour la contest à dropé LA bombe de la journée… C’est à ce moment où j’ai compris pourquoi lon surnomme Zicatela « the Mexican Pipeline».

Après cette bonne session et une courte séance photos nous sommes partis en direction de Chacawa pour de nouvelles aventures…

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English version:

This Last Wednesday, I arrived pretty late at home after celebrating the end of the week downtown with some friends.
Since my arrival, I couldn’t stop thinking about going to the pacific coast. I was craving for surf.
I was going to the coast for sure, I just didn´t know exactly when, where and how I will go.
I had seen an announce for a shared car living Thursday at 9am to Puerto Escondido… and decided to play with the luck and wait until the morning to see if I had received my salary.
I had the good surprise to see my mexican bank account fully loaded with my scholarship. At this time I was already chilling on the beach with a coconut in my hand.
I joined Alberto at the South West of the city and after waiting half an hour for a girl who never showed up, we decided to start our long travel to Puerto Escondido.  After a few minutes in the car we were already good friends so we decided to stay together to go check Puerto Escondido before heading to Chacawa. By luck, Beto (alberto) had a tent so we had no worries about where we were going to stay the following nights.
At the half of the journey we stopped in Acapulco to eat, rest, and catch up with Beto’s friend who lives there. It was finally a pretty bad idea, due to the massive traffic, the price of the tunel that we had to cross to get to the coast ( A hundred pesos) and the furnace of the city…
We hate something, for me an expensive and pretty dry fish filet and try to catch up with the time we already lost stopping in Acapulco. The road between Acapulco and Puerto Escondido is nothing similar to the one between Mexico city and Acapulco. There is no Highway and you can find all kind of stuff…  The most common thing are the totally unsignaled “topes” that you can find all-over the country. You really have to mind them, especially if you are driving at night. Some of them are placed in really awkward places, like the entrance of a bridge which surplomb a a large river… You can also find a lot of holes, unsignaled refection of road, animals, drunks, “pendejos” driving the wrong way and I’m passing over the rest.
We finally arrived at Puerto Escondido and started to search for a place to stay. I was pretty surprised by how quiet was the town but not unhappy about it after spending one month in one of the biggest city of the world.
We walked a little bit on the beach where we could have an idea of how powerfull and fast is the Zicatela wave.  We asked in a few beach bars if we could put the tent there, and at the third one we had a positive answer by Cypriano for fifty pesos the night.
I woke up with the really strong noise of the waves smashing the sand bank. I didn’t had a board yet and the only thing I could have done was grabbing an old Al merrick, that had been broken several times, without wax or leash that Cypriano wanted to rent me for a hundred pesos the hour. I took a look at the waves kindly declined the offer and grab my camera to try to shoot the few bombs of one of the last consequent swell of the season.
When I came back at Cypriano’s restaurant I had the best breakfast since my arrival in Mexico. After that I decided to start searching for a board, in order to go surfing in the afternoon. Almost all the boards between 1500 and 2000 pesos were broken and repared. It seems like it is a real business there. Zicatela wave breaks so many boards that they have learned to reaper it perfectly. Sometimes it is even really hard to see and they will try to sell it as a brand new board. Take care of the boards seller in Zicatela…
I grabbed a pretty heavy 6.0’ because I wanted to surf Zicatela, with the idea to change it with a 5’9 as soon as we were living Puerto Escondido.  In the afternoon the wind turns the line up into a giant close out unsurfable if you are not John John. We went to Punta Zicatela at the south end of the bay.
The swell was not really consistent and the gentles waves made the spot pretty crowded. More over the spot before the rock in the line up, where the wave start to break is reserved for the locals. Result, I spent 3 hours in the water and catch really few waves. I joinded Alberto who had already finish his first surf lesson and we went to our “campment”. Alberto went to see the “shinning plankton” and I decided to stay and have a nap in the hamoc. That one was pretty short. Luis The waiter/musician of cypriano restaurant who was already our friend and had finished his service incitated me to buy a “caguama” 1,2L beer by the name of the giant turtle.
Then I went with him at home, really next to the beach on a hill without stairs to access to the house but mud and rocks… A little jungle. On our way we met a neighborhood friend of Luis that is mute and he accompanied us to Luis house. It is very simple: One room, a materasse on the floor, some music instruments and a sono kit. Outside, the three really nice dogs and the “Bote de agua” (Bucket of water) to wash yourself. The truth is that you don’t need much when you live in Oaxaca a 500 meters from the beach. We are speaking of everything with Luis and I am trying to communicate with his mute friend but it is not easy for me. Luis try to teach me how to play maracas with broken ones, we share a “toke” and watch a football game of Mexico vs Salvador.  I am really enjoying the moment.
We came back in town, share a last caguama with Luis and Alberto and I went top sleep pretty early to be in good shape to go surf Zicatela in the morning.
I woke up at 6.30 with the noise of the waves smashing the sand bank, had some water and bananas, waxed my board and went to warm up on the shore to go surf for my second time in the Pacific Ocean.
The swell was far from enormous but it get really surprising by the speed of the waves sometimes closing out despite the absence of wind. Even with a small swell some series are really consequent and powerful, sometimes damaging. I took 5 or 6 waves, went into 2 closing out barrels and went out of the water pretty happy of myself not to have a broken board or bones. I walked back to Cypriano’s restaurant and saw one of the Brazilian rookie who was training for the comps dropping a double overhead bomb, going inside a huge cavern and not coming out despite the speed he had. That is the moment when I understood why they call this spot Mexican Pipeline. This guy was trying really hard by dropping in every series wave even the close out. I was pretty impressed.
After a good surf and photo session we had another nice breakfast and head north to the Laguna of Chacawa for new adventures…

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