Surf Trip

VIVA MEXICO #1

image

Quelques heures avant le départ j’ai retrouvé le crew As de Paz au complet dans l’appartement “1303″ de Tlatelolco. Je me suis chargé de revues pour les distribuer aux quatre coins de la république. Dernier Chill, dernière session et dernière line filmée par “El Francés” (voir l’extrait photo argentique 35mm ci-dessus by Omar Martinez).

A few hours before leaving I joined my friends from the As de Paz crew in the ”1303″ flat an pick up a good amount of fanzin’ named after it, to distribute it around the country during my Journey. Last chill, last session in Tlatelolco Bowl and final line filmed by “El Francés” (see the 35 mm silver photgraphy by Omar Martinez above)

image

Friends, skateboarding, beers, salsa and cameras. Carlos “Colo” Y Omar  “Omm”.

image

View over Mexico from the highest point of Tlatelolco: “El depa 1303″

 

Après quatre mois à Mexico, j’étais impatient de débuter le trip final qui devait m’emmener à travers tout le pays depuis Mexico jusque dans le Yucatan puis de la côte pacifique du Chiapas à l’État de Colima.

After four month in Mexico City; I was really impatient to begin the final trip that was supposed to get me across the whole country, descovering what was left of the Pacific coast line and the principals archeologicals Maya sites.

Parti le 24 avril après avoir pu négocier mon départ anticipé d’une semaine avec mon établissement scolaire, je décide d’emprunter les compagnies de bus les moins chères, celles qui n’utilisent pas les gares routières et sont surnommées compagnies “pirates”. Le départ se fait dans les quartiers populaires du centre de Mexico à côté de l’arène de “licha libre”. Il en existe également une dans le quartier de Tepito, célèbre pour son “tianguis”, immense marché où on peut trouver toutes sortes de marchandises, énormément de contre-façon, mais aussi des originaux souvent issus de la contre-bande. D’où le dicton “si tu ne le trouves pas à Tepito c’est que ça n’existe pas”.

I left the 24 th of April after negociating my anticipate departure from the highschool where I was working. I decided to take the cheapest bus company, no to spend all my money in the first days. Those “Pirates” companies are not using the bus centrals and the departure are in the populars neighbourhood of Mexico: Downtown next to the “Lucha Libre” Arena but also in Tepito, famous for it’s big market “tianguis”, where you can find all kind of mechandises, a lot of imitations but also original products with really low prices. As they say “If you don’t find it in Tepito, then it doesn’t exist”.

J’embarque dans le bus à destination de Villahermosa Tabasco, d’où je suis supposé prendre une correspondance pour Campeche, ville éponyme de l’Etat. Je ne m’étonne presque plus de voir affluer de nombreux vendeurs ambulants à bord du bus, proposant de la nourritures, des remèdes médicinales ou des accessoires destinés à rendre le long voyage plus confortable. En effet, ce qu’on appelle communément le «Distrito Federal» ou familièrement «el defectuoso», (même si la réforme de la ville l’a modifié et que le nom officiel est maintenant Ciudad de Mexico), regorge de vendeur ambulants et de stands installés de manière éparse dans l’immensité de son agglomération.
L’un des ces vendeurs propose pour 10 pesos des crèmes à base d’arnica avec bien d’autres ingrédients, appelée crema Azteca et apparemment remède miracle contre toute sortes de douleurs articulaires, musculaires et autres hématomes et entorses. Un des passagers me vante également les mérites de cette crème et je décide d’en faire l’acquisition. Elle a été mon plus fidèle compagnon durant mes périples et m’a soulagée plus d’une fois. En effet, mon corps a été mis à rude épreuve durant ces trois mois composés de voyages en bus, nuits en tente et hamac, sessions de skate et de surf et souvent, de longues marches avec un équipement plutôt encombrant.

I took my sit in the bus to Villahermosa, Tabasco, from where I was supposed to take a connection to Campeche city eponymous from the state. I no longer got surprised by the affluence of hawkers on board: food, medecins, accesory for travelling more comfortably…
One of those seller was proposing for ten pesos a cream with arnica and lot more ingredients called “Crema Azteca”, apparently miracle remedy to all kind of pain from muscles to articulations. I decided to try it, and finally regretted not to have bought more… It has been really helpful during my long trip composed by hard bus travelling, nights in tent and hamoc, lot of skate & surf sessions and often long walks with heavy equipments.

Arrivé à Villahermosa  le lendemain matin dans une centrale défraîchie dont le parking est fait de terre battue, je prends mon mal en patience en attendant ma correspondance. L’atmosphère de ce début de matinée est déjà rendu pesante par la chaleur et la moiteur de l’air.
Au bout de deux heures d’attente le “crieur/baggagiste” m’appelle et me dit de monter dans un bus censé me conduire à Campeche. Je m’installe à l’arrière du bus à côté d’une vieille dame et lui demande si ce bus est bien à destination de Campeche. Elle me répond qu’il ne va que jusqu’à Emiliano Zapata, bourgade à la frontière de l’Etat du Chiapas, Tabasco et Campeche, bordée par le Rio Usumacinta. La centrale d’autobus se trouve juste sur la rive. L’employé chargé de vendre les tickets de bus demande à la vieille dame quinze pesos de plus que d’habitude, elle rechigne car cela représente pour elle une certaine somme. Elle me confie qu’elle à de la famille a une heure et demi de route de chez elle mais qu’elle ne s’y rend jamais, faute de moyen. Malgré tout, elle fait preuve de générosité en m’offrant de la banane séchée et partage avec moi sa bonne humeur et son optimisme qui m’ont accompagnés jusqu’à mon arrivée à Campeche.

Arrived next morning in Villahermosa in an old fashion bus central with a parking made of dirt and dust I had to wait patiently for my connection. The morning atmosphere was already really heavy because of the heat and humidity. After two hours the man in charge of the boarding told me that a bus was going to Campeche. I got into this bus, took place at the back next to an old lady, started to wonder about the destination of this bus and finally asked her. She answered that it only goes to Emiliano Zapata small “pueblo” at the boarder of the states of Chiapas, Campeche and Tabasco along the river Usumacinta.

image

Reading “1303″ between Chiapas, Campeche and Tabasco!

A Emiliano Zapata, je profite d’un interval de quatre heures pour découvrir le paysage: plantations de bananiers et faune sauvage bordent le fleuve. Je fais la rencontre de Mexicains venus pêcher. Trois générations sont réunies, un homme d’une quarantaine d’années, un jeune de dix-neuf ans et un enfant d’à peine dix ans. Je discute avec le plus vieux d’entre eux, qui tente de m’indiquer un iguane dans l’arbre juste au dessus de notre tête, mais son parfait camouflage le rend presque invisible à mes yeux de néophytes. Nous continuons notre discussion et j’apprends que le cadet de la bande est un skateur. Je décide de lui offrir une revue “1303”, imprimée juste avant mon départ. Je décide d’immortaliser ce moment, mais le jeune skateur quelque peu intimidé refuse d’apparaître sur la photo.

In Emiliano Zapata, I took advantage of a long connection to Campeche to discover the landscape lining the river compounded of plantations of banana trees and wildlife. I met some Mexican guys chilling and fishing on the shore. Three generations were gathered, a man of about forty years, a 19-20-year-old young person and a child  10 years old. I discuss with the oldest of them and told him i had seen iguanas, he tries to indicate me a specimen in the tree above our head but its perfect camouflage, makes it almost invisible my neophytes eyes. We continued our discussion and I learned that the younger of the band is a skateboarder. I decided to offer him a magazine “1303”, printed just before my departure by my friends of the crew Az de Paz. I decide to immortalize this moment, but the youngster is intimidated  and refuses to appear on the photo.

Après ces belles rencontres je poursuis mon trajet dans un bus ultra-bondé. Au moment où je me prépare mentalement à passer ces cinq nouvelles heures de trajet debout ou assis par terre, une jeune femme: Alexandra, décide de prendre sa petite fille sur ses genoux et de me laisser une place. Une fois encore mon trajet est égaillé par les personnes qui m’entourent et leur curiosité à mon égard. Je montre mes photos à Alexandra et sa fille et nous improvisons un jeux avec pour but de retrouver les iguanes. Toutes deux s’étonnent de ma manie de prendre en photo ces animaux très communs dans ces régions du Mexique. Pour elles cela revient à prendre les pigeons en photo. Je leurs explique alors qu’en France il n’y en a pas dans la nature.

After these beautiful meetings I pursued my route in an ultra-crowded bus. At the moment I got mentaly ready to make those five new hours standing, a young woman decides to take her girl on her knees and to leave me a sit, once more my route was cheered up  by the people surrounding and their curiosity towards me. I showed my photos to Alexandra and her daughter and we improvised a games with for purpose to find iguanas. Both wonder of my mania to take these very common animals in these regions of Mexico. It is as absurd as photographing pigeons in France. I explained them that in France there is none in the nature.

 

image

Alexandra and her daugher “mis compañeras de viaje”. 

Arrivé à Campeche après vingt-quatre heures de voyages, je rejoins enfin ma soeur Claire et son copain Cyril. je profite de la chambre d’hôtel pour passer une bonne nuit de repos avant de continuer le road trip. Le lendemain, nous allons louer un véhicule afin de découvrir le plus de chose possible dans la péninsule du Yucatan car nous n’avons qu’une semaine avant de devoir rejoindre Cancun pour leur départ et l’arrivée d’une amie qui m’accompagnera durant la moitié de mon trip de trois mois. Nous visitons la ville de Campeche et ses alentours et reprenons la route menant au site archéologique d’ Etzna.

Arrived in Campeche after twenty-four hours of journey I finally join my sister Claire and her boyfriend Cyril. I enjoyed the hotel room to catch on my sleep before continuing the road-trip. The next day we rented a vehicle to discover as most as possible in the peninsula of Yucatán. We had only one week before reaching Cancún for their departure and the arrival of a friend  joining me during half of my trip of three month. We visited Campeche area enjoyed the wildlife, been disappointed by beaches of jetties, ruff sand and concret and headed to the road leading to the archeological site of Etzna.

image

Un “motmot” où “Toh” Chez les maya, oiseau sacré qui à la particularité de vivre dans le grotte et donc souvent les cenotes.

A “Toh” sacred bird in the maya culture, as the particularity to live in caves, thus many times in cenotes. 

image

Un “Altamira Oriole” photographié au même endroit.

En allant récupérer un accessoire pour la voiture à l’aéroport de Campeche, nous croisons un groupe de mormons à l’apparence germanique et nous nous interrogeons sur la raison de leur présence dans cette région du Mexique.

image

Big Mother Nature is watching you… Don’t throw garbage!

Après avoir visité le site d’archéologique d’Etzna nous nous sommes arrêtés dans une exploitation agricole. Cyril, ingénieur dans ce domaine voulait se renseigner sur les pratiques agricoles de la région. A l’entrée nous demandons aux ouvriers à qui nous devons nous adresser pour visiter l’exploitation, ils nous répondent de nous arrêter à la première maison et de demander à parler a “Jacob” ou “Jacobo”, ce que nous faisons. Je frappe à la porte et une femme aux antipodes d’une mexicaine se présente à la porte. Elle est grande, blonde avec un foulard dans les cheveux et me dévisage de la manière la plus méfiante qu’il soit. Elle appelle un enfant en allemand et celui-ci nous conduit vers un homme au comportement encore plus étrange. Nous lui disons que nous souhaitons visiter la ferme mais il feint de ne parler ni anglais, ni espagnol et dit parler uniquement le “Low-german”. Quelques instant plus tard, un homme aux allures de Cow-Boy des temps modernes arrive sur une moto-cross et s’adresse à nous en anglais. Cyril lui pose quelques questions qu’il contourne plus ou moins habilement. Quand on le questionne sur l’utilisation d’ogm il nous répond ne pas savoir de quoi il s’agît . Nous nous sentons très mal-à-l’aise et décidons de partir de cet endroit le plus rapidement possible.
Perturbé par cette aventure nous effectuons quelques recherche sur le sujet avec le peu d’informations glanées lors de notre passage dans cette exploitation.  Ce sont en fait des chrétiens mennonites venus acheter des terres dans plusieurs endroit d’Amérique Latine et spécialisés dans l’agriculture intensive.

image

Etzna, Campeche empty of tourists. 

Picking up an accessory for the car at Campeche’s airport, we met a group of Mormons in the Germanic appearance and we wondered about the reason of their presence in this region of Mexico. After visiting the site of archaeological of Etzna we stopped in a farm, because cyril, engineer in this domain wanted to inquire about the Mexican way of cultivating. In the entrance we asked a group of Mexicans to whom we had to address to visit the exploitation, they answered to stop at the first house and to explain to “Jacob” or “Jacobo”, what we were doing. I knocked at the door and a woman at the antipodes of a mexican woman opened. She was tall, fair, with a scarf in her hairs and stared at me in the most suspicious way. She called a child in German and ask him to leads us towards an even stranger man. We told him that we wished to visit the farm but he pretended to speak neither English nor Spanish. A moment later, a man in cowboy of modern times look, arrived on a motocross, he was blond too and addressed us in English. Cyril asked him some question which he by-passes more or less skillfully and when we questioned him about the use of GMO’s he faint not to understand the topic. We felt very uncomfortable and decided to leave this place as fast as possible.
Disrupted by this adventure we made some research on the subject with the few informations gleaned during our passage in this explotation. They are in fact Christians menonites immigrated from the U.S in the 1980s in several places of Latin America and dedicated to the intensive farming of corn genetically modified.

image

Advertising GMO’s…

Accablé par la chaleur étouffante, nous nous mettons en quête d’un cénote pour pouvoir se rafraîchir un peu avant de continuer la route vers Merida, Capitale du Yucatan.
L’attente nous à paru interminable et une frustration s’est fait ressentir de la part de Claire et Cyril qui ne sont pas encore habitués aux indications à la Mexicaine… Un conseil, si vous veniez à vous perdre au Mexique toujours demander à plusieurs personnes et vérifier régulièrement que vous êtes sur la bonne route.
Nous touchons presque au but et je décide d’aller demander dans une maison la localisation exacte du cénote. Un jeune homme sort et me dit qu’on aura beaucoup de mal à le trouver et qu’il va m’y conduire à moto. Je monte avec lui et la voiture nous suit. Une fois sur place, je remercie notre guide et lui donne quelques pesos. Il me prévient qu’un voleur rôde dans les parages et fracture systématiquement les véhicules garés en amont du cénote. Une vieille dame de passage nous propose de garder la voiture et nous commençons la descente. Nous sommes plutôt déçus par dette première expérience puisque le cénote est jonché de déchets: bières vides, emballages de chips… Apparemment les gens des villages avoisinants en seraient responsables et enlèveraient même l’écriteau interdisant de laisser des ordures. Le tonneau servant de poubelle à même été attaché après avoir été volé à plusieurs reprises… Malgré cela l’eau reste d’un bleu azure et abrite de nombreux petits poissons chats typiques de ces endroits. La grotte sert de refuge à des nuées de colibri recherchant la fraicheur. Nous comprenons pourquoi les maya considèrent ces endroits comme sacrés. Tout un écosystème s’est développé autour de ses points d’eau défiant le climat aride de la région.

 

image

Wild Cenote.

Swamped by the smothering heat, we put ourselves in search of a cenote to be able to cool a little before continuing the road towards Mérida, Capital of the Yucatán.
The wait seemed endless and some frustration was felt on behalf of Claire and Cyril which are not used to the mexican road indications… Arrived near a cenote, we decided to go ask in a house for the exact location. A young man showed up  and told me that we shall have difficulties finding it and that he was going to lead us there with his motorcycle. I rode with him and the car followed us. Once there, I thank our guide and gave him a few pesos for the gas. He warned me that a thief roams in the area and breaks systematically the vehicle parked upstream of the cenote. An old lady passing by told us that she was looking out for the car and we began the descent towards the cenote. We were a bit disappointed by our first experience because the cenote free of access is sprinkled with waste: empty beers, packagings of potato chips … Apparently people of the neighboring villages would be responsible for it and would even remove the placard forbidding to leave garbage. Nevertheless the water stays of an azure blue and shelters numerous small catfishes typical of these places  and also host a lot of hummingbird looking for freshness.

Après un passage éclair à Merida où nous avons visité l’incroyable musée des civilisations maya, nous faisons route vers Valladolid charmante petite ville de cent mille habitants, et faisons un arrêt dans un cénote touristique beaucoup plus propre et impressionnant. Inconsciemment et avec l’accord du “salva vida” nous nous jetons du point haut du cénote une petite vingtaines de mètres et par chance, nous nous en sortons presque indemnes (quelques douleurs au dos pour Cyril et aux genoux pour Claire et moi). Nous rejoignons ensuite Tulum où nous profitons des incroyables plages des Caraïbes et nageons avec les tortues. Puis vient le moment du départ de Claire et Cyril et de l’arrivée D’Elisa à Cancun.

image

Really cool cenote ten minutes away from Valladolid center. 

image

Jumping from the highest point!

De retour une fois de plus à l’aéroport international de Cancun, je fais mes « adieux » à Claire et Cyril et me dirige vers le terminal 2 pour accueillir Elisa. Au bout d’un certain temps je me décide à me renseigner auprès des chauffeurs de taxis qui racolent les touristes à la sortie. Il y a apparemment une queue de plusieurs heures à la « migracion » passage obligé pour tous voyageurs entrant sur le territoire Mexicain. Nous sommes un samedi et qui dit samedi dit weekend, dit personnel réduit dans les administrations. Résultat seulement une poignée de guichets ouverts pour accueillir des milliers de personnes…

We stopped in Mérida for a night in a guesthouse where we had the pleasure to meet a really nice venezulian expatriate that shared with us a typical breakfast  from his country and a different view about the world and the situation over there: USA=Freedom, order and organisation. The fact that the socialist government took everything from him could explain his way of thinking.
We visited the Museum of civilisation in Merida that I highly recommend, it is one of the best I ever visited and would have liked to spend more time there particularly in the «myth of civilisations ».
On the road to Valladolid we stopped in a more touristy but also more attractive cenote and after a few jumps we decided to jump from the highest point, about twenty meters
by luck we almost didn’t hurt ourselves. We finally ended our trip enjoying the incredible Caribbean beaches and swimming with turtles.

It was time to return to Cancun leave my sister and here boyfriend and welcome Elisa. I had to wait for her all the afternoon because it was saturday and on saturday it’s week end, that means few administrative personnel and as a result, really few “migracion” desks are open and a loooot of people are arriving…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *