Surf Trip

Cantabria furtiva

Comme souvent, le voyage et l’aventure sont accompagné de dilemme c’est comme ça c’est comme si c’était le prix à payer pour rester libre devoir prendre ses propres décisions seul devant l’adversité.

Parfois celui ci est directement lié a la séparation avec l’être aimé, mais cette fois ci un bien tout autre élément intervenait dans ce mécanisme propice a l’indécision.

Il tenait entre la promesse faite a ma famille d’être avec eux lors des fêtes de noel en Normandie pour les fêtes et devant la difficulté annoncé de passer la frontiere espagnole et d’évoluer dans une Espagne presque sous les verrous et ce jusqu’en Cantabrie.

Je ne me suis pas démotivé et j’ai fini par arriver en Cantabrie avec quelques coups de pression mais sans m’être fais contrôler. Laia mon ami de Cantabrie rencontrée cet été avec Léo m’a donné rendez-vous sur un petit spot près de Castro Urdiales. Arrivé là-bas je me rends vite compte que c’est le spot que je cherche depuis 5 ans…

Doux hiver cantabrico

Nous nous étions arrêté de nuit avec le J5 de Yann, un ami avec qui j’ai surfé en Normandie et au Portugal. Une fois n’est pas coutume, nous nous étions embourbés dans le sable et s’en est suivis une session mémorable de poussage de van… Mes cuisses s’en souviennent encore. J’avais surfé la petite droite de la baie tout seul avec le 9 pieds NSP de Yann. À chaque fois que je repasse dans ce coin j’ai cette session en tête et j’ai fini par retrouver ce spot qui, une fois encore allait me porter chance…

Laia n’étant pas encore arrivé sur le spot je discute avec un body boarder très sympathique et décide de me mettre à l’eau sans leash avec le twins fin Sam’s Shape les conditions grossisse a vue d’oeil et les vagues commencent à barrer avec l’arrivée de Laia.

je décide d’aller prendre ma petite planche pour apprécier pleinement les conditions. Entré à l’eau je me concentre sur la petite droite qui forme un wedge par moment et donne beaucoup de vitesse pour faire des manœuvres et une section a air en fin de vague. Les vagues sont très longues à arriver mais compte cette droites lève elle est absolument parfaite je retrouve de très bonnes sensations sur ma petite planche et pousse des caves, des rollers et je replaque même un petit air.

Une dizaine de vagues plus tard je décide de sortir pour me préserver pour la suite. Je me dirige vers l’hôtel l’Ostal que j’avais réservé à Berria arrivé sur place tout est fermé… Je me doute que quelque chose se trame… je fini par avoir le responsable de l’hôtel qui me dit que l’hôtel est fermé et qu’il n’y a pas possibilité de d’avoir un hébergement.

Je décide de squatter sur le spot avec ma voiture. Au petit matin je me réveille et les conditions sont bien moindre par rapport à la houle annoncée. Je fais quelques photos et me dirige vers un autre spot plus prometteur avec une houle de cette tailles.

En discutant avec le responsable de l’hôtel, je me rends vite compte que le spot d’El Brusco, censé recevoir la houle facilement et marcher a marée haute, ne se trouve pas sur la plage de Berria la ou nous étions venus avec Léo l’été précédent, mais ben de l’autre côté du mont, soit 10 minutes de rame ou 20 minutes de voiture sur des chemin cabossés, comme vous pouvez le voir dans la vidéo.

Je découvre alors un spot déjà surpeuplé mais très prometteur, et patienter tranquillement pour attendre mon tour.

je sors non appareil afin d’immortaliser l’instant.

RépondreTransférer

S’en suis une session absolument mémorable. Au moment ou je décide de me mettre a l’eau le vent tombe, le ciel se dégage et le soleil réchauffe l’atmosphère.

Pendant les deux premieres heures de session je décide de ne pas surfer la gauche surpeuplée de locaux affamés et me place sur la droite a l’extrémité du spot. En effet El Brusco est surtout réputé pour sa gauche bien creuse eg poussive, mais ce jour la la droite n’était pas en reste et offrait même sur certaines, de petit barrels.

Je me place a l’inside avec le twin prété par Sam “shapes” Fey, un 6″4′ avec un outline incroyable et un petit stab et prends un maximum de vague, en somme toutes celle dont les locaux ne veulent pas ou ne peuvent pas partir dessus.

Le spot se vide peu a peu, la marée descend et je commence a prendre quelques gauches pas de barrel mais de bons murs a trois ou quatre manœuvres.

Je continue a laisser toutes les bombes aux locaux mais commence a ronger mon frein a mesure que la marée baisse et que les bonnes vagues commencent a s’amenuir.

Au bout de presque quatre heures de session je me retrouve seul avec un bodyboarder sur cette fameuse gauche. Nous entamons la discussion, une bonne vague arrive il la prends et se met un barrel, je me dis “la prochaine c’est pour moi”. Ce saligaud pas encore totalement repus revient au pic et pars sur la suivante étant un parfait inconnu sur ce spot en plein confinement, je décide de ne pas m’y opposer et le laisse se mettre une deuxieme barrel d’affilé.

Il sort enfin et je me retrouve seul a l’eau… la marée est trop basse et la gauche e fonctionne plus, je tente d’en trouver une coute que coute pendant encore un quart d’heure. Sans succes.

J’entrevoie enfin un mouvement au large qui semble indiquer que la bombe se dirige tout droit sur la droite, ma dernière chance. Je rassemble mes forces et rame a toute vitesse jusqu’à la droite, j’arrive juste a temps et les premiers coup de rame me laissent entrevoir un parfait bowl, très creux peut être trop a cause de la marée basse. Je m’y engage, stal et profite de la vision.

En un instant la planche se retourne et vient me percuter le tibia avec une violence encore jamais ressentie et pourtant je m’y connais en planche dans le tibia avec maintenant presque vingt année de skateboard derrière moi.

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